C'est décidément une élection pas ordinaire ! L'un des principaux candidats, celui que Serge Dassault a désigné pour tenter de lui succéder à la tête de la mairie, ne votera pas à Corbeil dimanche à l'occasion du 1er tour de l'élection municipale partielle !
Alors, certes être candidat dans une ville où l'on ne vote pas n'est pas un cas rare ni même exceptionnel mais c'est, selon certains spécialistes, "peu fréquent"
En fait, pour pouvoir se présenter à une élection, il faut remplir deux conditions, payer ses impôts locaux dans la commune d'élection, et être inscrit sur une liste électorale... n'importe où en France. Ce qui est le cas de Jean-Pierre Bechter.
Mais quand il s'agit de Corbeil et du candidat désigné par le maire sortant - invalidé - pour tenter de lui succéder, ce qui reste une anecdote prend une tournure savoureuse.
En effet, Jean-Pierre Bechter, se fait régulièrement brocarder par les autres candidats à l'élection pour son peu de tropisme corbeillois.
Un éphémère candidat à l'élection bien qu'assurant être "son ami" avait même moqué, après l'annonce de la nommination de Jean-Pierre Bechter, sa méconnaissance de la ville, "il lui faut un GPS pour venir à Corbeil."
Depuis lors son mentor et patron, Serge Dassault, ne manque pas une occasion d'affirmer que son candidat connait et aime Corbeil, qu'il a géré des dossiers et qu'il était à la manoeuvre dans le projet de rachat d'Altis par les Russes...
N'empêche c'est encore une bonne occasion pour les amateurs de brèves de campagne de gausser sur les "candidatures par procuration" qui ont foisonné cet automne à Corbeil à l'occasion de cette partielle pas ordinaire.
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