J'ai assisté la semaine dernière aux Ulis, à la signature des premiers contrats d'autonomie.
A cette occasion le directeur de la Mission Locale - qui accueillait la-dite signature dans ses locaux - a dit tout le bien qu'il pensait de ces nouveaux contrats, exprimant tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
De fait, de mes périgrinations localières j'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de constater que la mise en place de ces contrats d'autonomie ne fait pas que des heureux, notamment dans les missions locales qui ont le sentiment d'une remise en cause de leur mission et de leur expertise, voient filer des budgets qui leur seraient bien utiles et ont le sentiment que leur rôle d'acteur central de l'insertion des 16/25 ans depuis 25 ans pourrait bien se transformer en sous-traitant d'un opérateur privé.
L'amertume semble d'autant plus vive que ces contrats semblent copiés des contrats civis des Missions Locales.
J'avais interrogé Fadela Amara sur l'utilité de ces nouveaux contrats confiés à un opérateur privé lors de l'un de ses passages en Essonne et elle m'avait expliqué qu'ils avaient pour fonction de récupérer les 80 000 jeunes qui échappent à tous les dispositifs.
Soit , sauf que pour être efficace dès le démarrage, l'opérateur privé a bien besoin des fichiers des missions locales, lesquelles n'ont guère d'autre choix que de le leur ouvrir largement, "c'est dans l'intérêt des jeunes, je rouspète sur le principe mais dans l'application je ne peux pas refuser " me confiait récement un responsable de Mission Locale
Je peux comprendre que l'on teste toutes les solutions pour sortir les jeunes du chômage mais
n'aurait-il pas été plus judicieux d'abonder les financements des ML qui depuis 25 ans ont une véritable expertise s'agissant des 16/25 ans plutôt que de créer un nouveau dispositif qui semble bien coûteux...ou alors pour être cohérent si l'expertise des Missions Locales n'est pas avérée, il faudrait peut-être mieux carrément les supprimer ...mais je n'ai peut-être pas tout compris ?


ou comment faire moins bien avec plus de moyen !
en Seine Saint Denis, la mesure fonctionne tellement bien que depuis sa mise en oeuvre, seulement 3 contrats ont été signés sur le territoire Saint Denis Ouest.
Il est toujours bon que, non seulement, les directeurs/trices des missions locales expriment leur désaveu, mais mieux encore que les présidents des même ML, hommes ou femmes politiques élu(e)s par ces mêmes populations locales en premier lieu concerné, montent au créneau autrement que par des protestations via le cnml ou unml, qui pour l'instant, restent vaines.
Il est bon de rappeler que des Missions locales licencient, et certaines massivement (NANTES : 25 salariés), car les financements européens ne se sont pas vus compensés par les institutions nationales.
Ou comment se mercher sur la tête ?
selon l'expression de Philippe LABBE (http://plabbe.wordpress.com/)
salutations d'un pioupiou du 93
Rédigé par: Ryokan san | jeudi 11 décembre 2008 à 10:17
Pour aller dans le sens du commentaire précédent, et si la situation actuelle des ML-Paio vous intéressent, je vous conseille un autre blog d'informations : http://docinsert.over-blog.com/ .
Un autre "pioupiou" du 44, celui-là
Rédigé par: JL44 | dimanche 14 décembre 2008 à 07:18