Je ne sais pas si le PS national se remettra de son dernier congrès et des dernières élections au poste de secrétaire national, mais à voir deux des trois députés socialistes essonniens - Manuel Valls pour la camp Royal et François Lamy pour le camp Aubry - se répandre en phrases définitives et assassines dans les médias depuis vendredi soir, je ne sais pas trop quelles seront les conséquences sur le PS essonnien dans les mois qui viennent.
Fort heureusement vendredi dernier, au soir du second tour, ni l'un ni l'autre n'étaient présents à la fédé - si ce n'est pas écran télé interposé - de ce fait l'ambiance a été plutôt apaisée et si quelques applaudissements ont jailli à l'annonce de la victoire de Carlos Da Silva (motion Royal) sur Marianne Louis (motion Hamon), ce fut sans fanfaronade excessive, chacun ayant conscience d'appartenir à la même formation politique et qu'il importait peut-être de ne pas trop insulter l'avenir.
Certains pourtant - supporters de Ségolène Royal - n'ont pas résisté - en aparté - au plaisir de rappeler que lors du vote des motions pendant le congrès de Reims, la motion Royal avait rassemblé 29% des militants et que lors du vote pour le poste de 1er secrétaire, 42,5% des votes se sont concentrés sur son nom au 1er tour.
Tandis que Martine Aubry (25% pour sa motion au Congrès), n'a rassemblé "que" 37,3% de voix lors du vote pour le 1er secrétaire alors même que Delanoë (25% au congrès) s'était retiré et avait appelé à voter pour elle.
Ce qui donneà l'arrivée d'étranges additions, Ségolène Royal : 29 + 0 = 42,5% et Martine Aubry : 25 + 25 = 34,7 %...ils ne savent vraiment pas compter au PS....
Pour en revenir à nos deux parlementaires susnommés, portés au rang de porte-parole - ou porte-flingue on ne sait plus - de leurs camps respectifs, depuis vendredi soir ils n'en finissent pas de dégainer chiffres et pourcentages à l'avantage de leur championne préférée.
Avec une mention spéciale toutefois pour Manuel (Valls) qui a un coup d'avance sur son collègue François (Lamy) en matière d'énervement cathodique...

Bonsoir Graziella,
Ne t'inquiète pas pour François Lamy, il a décoché une nouvelle flèche :
"Je suis serein. Sérénitude!", a-t-il lancé à des journalistes en clin d'oeil à la "bravitude" de l'ex-candidate à la présidentielle.
Le député de l'Essonne s'exprimait dans un café près de la Mutualité à Paris, où était réunie la "commission de récolement" du PS.
Rédigé par : jean-Marie Vilain | mardi 25 novembre 2008 à 16:37