Nous arrivons en pleine crise politique. Le vice président argenin, Julio Cobos, a provoqué un sacré "quilombo" en refusant de voter ce qu'on appelle ici les "retentiones".
Si j'ai tout compris, l'enjeu était de savoir si les taxes sur les exportations allaient ou pas augmenter. La présidente Christina Kirchner étant "Pour", et "le campo", l'ensemble de ceux qui cultivent les terres, soutenus par la CGT, étant "Contre"
Il aura fallu 18heures de débats au Sénat avec un résultat hyper serré - 36/36 - et finalement c'est la voix du vice président - qui est aussi le président du Sénat - qui a fait basculer les votes.
L'affaire a fait l'objet d'une déferlante médiatique comme on sait bien faire aussi en France.
Les médias traditionnels en ont fait des tonnes consacrant des pages et des pages et des heures d'antenne à l'événement.
Mais je crois que c'est sur les blogs que j'ai trouvé les analyses les plus pertinentes. On s'y interrogeait en effet pour savoir s'il s'agit de la victoire d'une "aristocratie terrienne, bourgeoise et naturellement réactionnaire" qui aurait mis en échec la politique "de redistribution des revenus du gouvernement argentin sur la base de taxes sur la production de céréales", ou s'il fallait voir dans le vote du Sénat une victoire de la démocratie, "quel pays latino américain peut se vanter d'avoir une des deux chambres, pourtant majoritairement (...) pro-gouvernementales, refuser et annuler ce qui était à la base l'équivalent d'un décret présidentiel ?(...)". Comme j'ai pu le lire ici ou là.
Ce qui me semble drôle à 14 000 km de distance, c'est que trois jours plus tard en France, les deux chambres, Assemblée Nationale et Sénat, réunies en Congrès validaient la réforme de la constitution voulue par le gouvernement à 2 voix près...
L'image choisie pour illuster ce post est extraite d'un message qui a circulé sur le web argentin au lendemain du retrait des retentiones.
PS : Mon cher et tendre - qui lit par dessus mon épaule - me demande si j'ai tout compris de l'illustration publiée ci-dessus ...et devant ma perplexité innocente il prend la peine de m'expliquer en rigolant que les deux oeufs mis en lieu en place des deux O du nom du vice président, signifient que "el hombre tiene huevos".
Le mot "huevos" signifiant "testicules" en argot argentin...Bref c'est un hommage à un mec qui en a !


Les commentaires récents