J'observe - un peu coquine - que ces temps-ci, il y a autant de positions du Modem qu'il y a de situations politiques locales... et j'avoue ma perplexité face à ce qui apparait pour beaucoup comme des contorsions aux finalités pas toujours très lisibles.
Je suis par ailleurs un peu déconcertée par ces alliances "à la carte" sensées redonner du sens à la politique locale...
Pour suivre cette vie politique locale depuis quelques lustres justement, j'admets bien volontiers que pour régler les problèmes du quotidien dans une commune, les étiquettes n'ont guère de sens, s'agissant de décider de la rénovation des trottoirs, de la gestion des cantines scolaires, de l'ouverture de places en crèches, de la création de pistes cyclables ou du choix d'une programmation culturelle, encore que sur ce dernier point j'ai en tête quelques exemples de politisation intéressants..
Mais pourtant les alliances à géométrie variable auxquelles se prêtent le Modem mais aussi et selon les cas, l'UMP, les Verts, le PS, me perturbent dans la mesure où il me semblera difficile, à l'usage, pour certains de ces attelages de fonctionner harmonieusement.
Comment ceux qui, pendant la campagne, se sont opposés sur l'intercommunalité, sur les manière de gérer, sur des approches économiques ou encore qui ne portent pas les mêmes espoirs sur les questions européennes pourront-ils conduire des politiques en cohérence avec leurs idées respectives?
Les alliances politiques locales parfois contradictoires auxquelles nous assistons sont revendiquées par des hommes et des femmes qui nous affirment vouloir faire de la politique autrement - air connu -
Pourquoi pas, après tout, de nouvelles initiatives peuvent déboucher sur de salutaires avancées démocratiques...à condition que ce soit réellement le sens et la finalité de tout ça !
Les commentaires récents