Nicolas Dupont-Aignan, élu essonnien UMP d'envergure nationale et candidat auto-déclaré à la présidence de la République depuis septembre dernier, a raté une bonne occasion de ne pas communiquer cette semaine.
Il a en effet applaudi des deux mains - et c'est plutôt rare de sa part - la posture du président de la République lorsque ce dernier a décidé de quitter la salle du conseil européen à Bruxelles - à l'occasion d'une réunion des 25 pays membres pour un conseil européen de printemps consacré à la politique énergétique - au motif que le patron des patrons européens, Ernest Antoine-Sellière, a préféré intervenir en anglais plutôt qu'en français.
Ce n'est pas tant la démarche de saluer le "beau geste" présidentiel, qui pouvait trouver un début de justification dans le fait que le français est la langue de travail du conseil européen, au même titre que l'anglais et l'allemand, qui rend le communiqué de l'élu essonnien un tantinet anachronique.
Non, c'est plutôt dans la futilité générale que tout ce débat révèle alors même que le pays n'a plus de cap ni de barreur.
Se focaliser sur la nécessité de défendre le français et en faire tout un fromage me parait somme toute surréaliste. Mais, c'est sans doute à cela que l'on reconnait la grandeur d'une nation, sa capacité à se concentrer sur les détails...

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